Dans Liberté Hebdo du 13 juillet, vous retrouverez un dossier complet sur le sort des salariées de l'entreprise.
Dans un entretien donné au journal, Bernard BAUDOUX s'exprime ainsi :
"Comme si 38 salariées, ça ne comptait pas!"
" je viens de réinterpeller Pierre De Saintignon au Conseil Régional, il faut absolument qu'une table ronde avec tous les acteurs... se tienne dans les plus brefs délais...Certes, il semblerait qu'au final 38 salariées soient aujourd'hui sans solution.
Le problème, c'est qu'au niveau des institutions, c'est comme si d'un coup le dossier ECCE devenait moins grave!
Pour les communistes, 38 salariées sans solution, c'est 38 de trop!...on doit poursuivre la bataille..." Vous pourrrez lire l'intégralité de l'intervention de Bernard BAUDOUX dans le journal.




Monsieur le Président de la République,
Dans votre projet pour la France, vous mettez en exergue deux idées qui sont pleinement d’actualité pour les salariées de l’entreprise ECCE de Poix du Nord.
Vous dites :
« Voilà pourquoi je veux vous dire la vérité : nous devons collectivement enrichir notre économie et travailler davantage. » « L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie d’une mondialisation réduite à la circulation des capitaux et des marchandises, mais au contraire doit protéger ses peuples de la mondialisation… Elle doit agir dans le monde pour que les valeurs de la civilisation ne cèdent pas sous la pression des seuls intérêts commerciaux et financiers… »
Cette usine est la dernière de France à produire du Prêt-à-porter haut de gamme. Le savoir faire de ces petites mains aux doigts d’or va disparaître si ces groupes poursuivent leur logique d’augmentation des profits au détriment de l’emploi dans notre pays. Ces femmes ont toujours donné le meilleur d’elle-même pour maintenir leur outil de travail en acceptant les bas salaires, les heures supplémentaires pour honorer les commandes à temps, des restructurations douloureuses.
La pression sur les coûts de production imposée par Monsieur Bernard ARNAULT pour le groupe LVMH lors de la récente commande au groupe ECCE est telle que la production en France devient impossible.
Monsieur le Président, l’attente des salariées de cette entreprise, de leur famille, du territoire est grande.
Dans les nombreux dossiers urgents qui vous attendent, j’ai souhaité attirer votre attention sur le cas de cette entreprise dans un territoire qui subit de plein fouet les mutations économiques que vous décrivez.
Ici, chacune, chacun espère pouvoir compter sur votre engagement pour sauver l’entreprise.
Dans l’attente de vous lire sur le sujet, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de ma plus haute considération.
Bernard BAUDOUX
Vice Président du Conseil Général du Nord
Maire d'Aulnoye-Aymeries