Lille le 17 janvier 2008.

Monsieur le Recteur d’Académie vient de confirmer les décisions ministérielles : 687 postes d’enseignants en moins dans notre région ! Cette année encore ce sera donc la triste logique purement comptable qui prime.
Madame LAGARDE, Ministre des Finances et Monsieur DARCOS, Ministre del’Education Nationale saignent une nouvelle fois à blanc les établissements scolaires.
Alors que les habitants de ce territoire tentent de se reconstruire en surmontant bien des difficultés, c’est l’avenir de leurs enfants qui est bafoué.

Il est plus que temps de replacer l’Homme au cœur des réflexions et des priorités. L’argent est un moyen pas une fin.

Chacun sait que les métiers requièrent de plus en plus de connaissances, de savoir-faire. Un haut niveau de formation initial est nécessaire pour envisager les parcours divers qu’auront à connaître les salariés de demain.
Pourtant les mesures prises par le gouvernement sont d’un tout autre ordre d’idées : raccourcissement de la durée des Bacs pro, suppression de filières…
Là où il faudrait plus de professeurs pour mieux prendre en compte la nécessaire individualisation du travail des élèves, ce sont au contraire des postes en moins !
Outre l’indignation légitime du corps professoral, des parents d’élèves, des amis de l’école à cette annonce, je pense aussi à la stupéfaction de tous ces étudiants qui se destinent à cette profession et qui ont compris qu’au lieu de créer des postes au concours, il serait demandé aux enseignants de faire des heures supplémentaires.

Ces choix politiques ne sont pas une fatalité.

J’appelle tous les humanistes, tous les progressistes, toutes celles et tous ceux qui placent leurs espoirs dans un avenir meilleur pour leurs enfants à réagir face à cette nouvelle attaque du Service Public d’Education.

L’Ecole n’est ni une marchandise ni un bien de consommation courante.
La formation n’est pas un coût, elle est un investissement pour demain.