Pas d’angoisse de la page blanche pour l’équipe de communication de la ville d’Aulnoye-Aymeries en charge de la cérémonie des voeux 2008. En 2007 et pour les années qui suivent, la commune se livre à une transformation urbaine impressionnante. Les chantiers se succèdent à belle vitesse, fournissant une matière de première choix pour ce rendez-vous incontournable du début d’année, de surcroît à trois mois des élections…
PAR FLORENCE DELSINNE
fdelsinne@lavoixdunord.fr
C’est par l’image que la municipalité a d’abord choisi de résumer une année 2007 riche en changements pour la cité cheminote. Avec en guise de fil rouge, la promesse d’un TER GV qui mettrait Aulnoye-Aymeries à 35 mn de Lille, le film, dynamique, a déroulé le fil des douze mois.
L’ANRU et ses 50 millions d’euros investis pour la transformation du quartier du 8-Mai, de la ville, a bien sûr eu la vedette. « Il ne s’agit pas simplement de démolir et de reconstruire », a ensuite insisté Bernard Baudoux. « Le projet a également une vocation sociale vers des habitants que l’existence n’a pas forcément favorisé. » Le scénario des voeux n’est pas passé à côté du nouveau pont dont le chantier de plusieurs mois a littéralement passionné les Aulnésiens. Il reste quelques défauts, comme l’accès à la rue Victor-Hugo, a concédé Bernard Baudoux, lequel a assuré qu’ils seront bientôt corrigés. « La démolition de l’ancien pont est fixée pour mars 2008 ». L’ouvrage haubané financé par le conseil général du Nord a marqué les esprits en 2007, mais il amorce en réalité un mouvement de grande ampleur dans des domaines tels que le logement - un millier d’habitations neuves -, une gare rénovée et un pôle de transport, mais aussi la rénovation tant attendue du centre ville.
Première pierre
Bernard Baudoux en a rêvé, ce serait fait… L’élu a annoncé l’implantation en centre-ville d’un hypermarché avec un parking de 700 places et une galerie commerciale. « Des négociations sont en cours pour un bowling, un cinéma à trois salles et un hôtel », a-t-il surenchéri.
Le lycée professionnel et technologique, lui, est déjà une réalité avec la pose d’une première pierre annoncée pour le 15 février. Si l’on ajoute à cela la bonne santé économique de l’industrie en Sambre, que souhaiter de plus pour cette année 2008 ? Si ce n’est ce dernier voeu de Bernard Baudoux sous la forme d’une citation de Simone de Beauvoir : « Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire. ».