CONSEIL GENERAL DU NORD
GROUPE COMMUNISTE
SEANCE PLENIERE DU 19, 20 JANVIER 2009
Intervention de Monsieur Fabien THIEME
Objet : Environnement
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Nous maintenons nos politiques environnementales qui sont essentiellement des politiques volontaristes à l’exception des Espaces Naturels Sensibles.
A ce sujet d’ailleurs, j’insisterais fortement sur l’attachement de notre groupe à l’exercice de la chasse dans les propriétés départementales.
A la lecture des orientations budgétaires, je me réjouis, en compagnie de mes amis, de l’augmentation du budget environnement: les crédits atteignant en effet plus de 4 millions d’euros pour l’année 2009.
Preuve que lorsque l’on veut faire de l’environnement une priorité, il faut y mettre les moyens. Nous aurions toutefois aimé que cette volonté dépasse les frontières de notre Département et qu’elle anime le gouvernement de Monsieur Sarkozy.
Vous l’aurez compris, Monsieur le Président, Chers Collègues, notre groupe ne pouvait pas aborder le budget environnement de notre institution sans revenir sur le Grenelle de l’environnement.
Même si les conclusions du Grenelle ont fait état d'une série de propositions ambitieuses en matière de politique environnementale pour les 20 années à venir, le projet de loi, quant à lui, ne fait en revanche allusion que de manière très vague aux engagements financiers que compte prendre l'Etat pour mener à bien les différentes mesures.
Alors que l’environnement est une préoccupation majeure pour nos citoyens, le Grenelle tel qu’il a été instauré relève donc encore et toujours plus d’effets d’annonces que d’actes concrets.
Cela ne pouvait d’ailleurs pas en être autrement, ce gouvernement persistant à vouloir défendre l’environnement sans toucher au système économique actuel.
De même, on ne peut défendre l'environnement sans faire des Services Publics le bras armé de cette ambition : l'eau, l'énergie, ou encore la biodiversité sont des biens communs qui doivent échapper à toute marchandisation.
Au moment où la crise économique et systémique a mis en évidence l'existence de moyens financiers considérables, qui ne servent qu'à la spéculation, une autre utilisation de l'argent est nécessaire si l'on veut travailler à l’avenir de notre planète et de nos enfants.