... des producteurs de lait de son canton qui sont en grève.
Il a d'abord voulu entendre les problèmes exposés par les agriculteurs. Le problème lui a été résumé très simplement mais avec beaucoup d'amertume et de révolte.
"Pendant des années, on nous a bassiné que nous étions des entrepreneurs indépendants...Vous en connaissez vous des entrepreneurs qui ne peuvent pas fixer le prix de vente de leur production en prenant en compte leurs frais réels?"
"Notre problème, ce sont les entreprises de transformation qui fixent les prix au niveau européen et tout est tiré par le bas!" "Nous produisons 22 milliards de litres de lait par an en France. Cela génére plus de 23 milliards d"euros de chiffre d'affaires : soit 1 euro le litre! Quand on nous payait notre litre à 0,40 centimes d'euro le litre, on arrivait juste à se payer au SMIC mensuel pas horaire bien sûr! Mais, là à 0,20 ou 21 ou 22, ce n'est plus tenable. Les plus jeunes qui viennent de s'installer voudraient bien nous rejoindre mais ils sont pris à la gorge financièrement." "Pour nous, jeter notre production de lait est un geste de désespoir, un appel au secours! Nous souhaitons être entendus au plus haut niveau de l'Etat et de l'Europe pour pouvoir vivre dignement de notre travail." "Pour nous la grève de la production n'est pas la grève du travail. Nous devons mener de front nos activités quotidiennes en pleine période de récolte du maïs et en même temps faire connaître notre mouvement au plus grand nombre." "Nous ne voulons pas d'actions violentes. Mais, on entend des collègues qui craquent...Nous avons choisi le don de lait aux populations. Cependant, il nous faut des soutiens forts des gens, des élus, de tous pour être entendus."
Bernard Baudoux a rappelé sa proposition de rapprocher les producteurs des consommateurs mais aussi de développer sur notre territoire des unités de transformation et de valorisation des productions. "J'ai bien conscience que cela n'est pas une réponse immédiate à votre problème. Cependant, dans un monde où les multinationales décident de la vie ou de la mort de leurs fournisseurs, il faut créer des pôles de résistances à ce système. Proposer des alternatives à la production intensive : réduisons la production avec une agriculture raisonnée et vendons au même prix que la grande distribution! Vous produirez moins, mieux et votre revenu sera supérieur. Les consciences des Français sont maintenant bien éveillées et ils aspirent à un monde plus sain pour eux et pour les générations futures." "Dans l'urgence, je m'engage à alerter toutes les forces républicaines locales, départementales et nationales pour être le relai de votre appel à une véritable négociation..." "Vous pouvez compter sur ma détermination à défendre notre territoire, ses activités, ses habitants."
"J'invite tous les habitants à témoigner leur soutien à nos producteurs. Ils participent à l'entretien et à la prospérité du territoire. Ils doivent vivre dignement."
Vous voulez plus d'informations, rendez-vous sur le site de l'association :
http://www.apli-nationale.org/