lettre à Monsieur LE MAIRE, Ministre de l'alimentation, de l'Agriculture et de la pêche.
Par administrateur, jeudi 17 septembre 2009 à 18:07 :: un élu au service des citoyens :: #262 :: rss
Une lettre d'interpellation pour soutenir les producteurs de lait.
Monsieur Bruno LE MAIRE
Monsieur le Ministre
de l’Alimentation, de l’Agriculture, et de la Pêche
Monsieur le Ministre,
Les producteurs de lait sont en détresse.
Dans mon canton, j’ai rencontré des « entrepreneurs indépendants » puisqu’il faudrait ne plus parler d’agriculteurs. L’Avesnois reste encore un territoire bocager malgré les abus de l’agriculture intensive. Nos agriculteurs participent à l’entretien des espaces naturels ainsi qu’au développement économique du territoire.
C’est d’ailleurs pourquoi les abattoirs « Bigard » ont investi dans un outil de production à dimension européenne.
Des producteurs mènent courageusement la grève du lait malgré des trésoreries exsangues. Ils sont pleinement responsables et veillent à ne pas polluer leur environnement car c’est leur outil de travail. Ils sont également vigilants, dans un contexte de désespoir, à ce qu’aucune situation ne dégénère.
Ils m’ont livré leur sentiment de révolte face à un système économique qui les pressure. Les agriculteurs doivent bien être les seuls « entrepreneurs indépendants » qui ne peuvent définir leur coût de production et donc le prix de vente librement.
Lorsque les intermédiaires transformateurs achetaient le lait à 0,40 centimes d’euro le litre, ils pouvaient se payer juste un équivalent SMIC mensuel.
Aux tarifs exagérément bas pratiqués actuellement, ils courent à la faillite et plus particulièrement les jeunes qui viennent de s’installer.
Hier, en Belgique, des agriculteurs européens ont vidé leur colère.
Le discours de Madame la Commissaire Européenne ne les a donc pas convaincus.
Monsieur le Ministre, vous avez déjà reçu une délégation pour une réunion de trois heures.
C’est le signe de l’extrême gravité de la situation dans laquelle se trouvent les producteurs.
A ma connaissance, aucune annonce concrète quant à un prix d’achat du lait décent n’a été formulée. Vous le savez bien, des reports de charge ne font que déplacer le problème.
Dans ce contexte, j’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’obtention d’informations précises sur vos intentions et vos actions auprès de la Commission Européenne et des producteurs pour que des solutions pérennes ne mettent plus les producteurs de lait en concurrence mortifère.
Monsieur le Ministre, des territoires entiers sont en grande souffrance. Avec l’espoir, que vous acceptiez de les entendre, je me tiens à votre disposition pour une éventuelle audience ou rencontre.
Notre territoire a toujours été une terre d’accueil hospitalière. Vous pourriez donner un signal fort de votre engagement par votre venue.
Dans l’attente pressante, et en vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Bernard BAUDOUX
Vice-président
Monsieur le Ministre
de l’Alimentation, de l’Agriculture, et de la Pêche
Monsieur le Ministre,
Les producteurs de lait sont en détresse.
Dans mon canton, j’ai rencontré des « entrepreneurs indépendants » puisqu’il faudrait ne plus parler d’agriculteurs. L’Avesnois reste encore un territoire bocager malgré les abus de l’agriculture intensive. Nos agriculteurs participent à l’entretien des espaces naturels ainsi qu’au développement économique du territoire.
C’est d’ailleurs pourquoi les abattoirs « Bigard » ont investi dans un outil de production à dimension européenne.
Des producteurs mènent courageusement la grève du lait malgré des trésoreries exsangues. Ils sont pleinement responsables et veillent à ne pas polluer leur environnement car c’est leur outil de travail. Ils sont également vigilants, dans un contexte de désespoir, à ce qu’aucune situation ne dégénère.
Ils m’ont livré leur sentiment de révolte face à un système économique qui les pressure. Les agriculteurs doivent bien être les seuls « entrepreneurs indépendants » qui ne peuvent définir leur coût de production et donc le prix de vente librement.
Lorsque les intermédiaires transformateurs achetaient le lait à 0,40 centimes d’euro le litre, ils pouvaient se payer juste un équivalent SMIC mensuel.
Aux tarifs exagérément bas pratiqués actuellement, ils courent à la faillite et plus particulièrement les jeunes qui viennent de s’installer.
Hier, en Belgique, des agriculteurs européens ont vidé leur colère.
Le discours de Madame la Commissaire Européenne ne les a donc pas convaincus.
Monsieur le Ministre, vous avez déjà reçu une délégation pour une réunion de trois heures.
C’est le signe de l’extrême gravité de la situation dans laquelle se trouvent les producteurs.
A ma connaissance, aucune annonce concrète quant à un prix d’achat du lait décent n’a été formulée. Vous le savez bien, des reports de charge ne font que déplacer le problème.
Dans ce contexte, j’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’obtention d’informations précises sur vos intentions et vos actions auprès de la Commission Européenne et des producteurs pour que des solutions pérennes ne mettent plus les producteurs de lait en concurrence mortifère.
Monsieur le Ministre, des territoires entiers sont en grande souffrance. Avec l’espoir, que vous acceptiez de les entendre, je me tiens à votre disposition pour une éventuelle audience ou rencontre.
Notre territoire a toujours été une terre d’accueil hospitalière. Vous pourriez donner un signal fort de votre engagement par votre venue.
Dans l’attente pressante, et en vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Bernard BAUDOUX
Vice-président
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