Intervention de Monsieur Albert DESPRES en séance plénière à propos de l'Education.
Par administrateur, mardi 22 décembre 2009 à 14:38 :: un élu au service des citoyens :: #306 :: rss
CONSEIL GENERAL DU NORD
GROUPE COMMUNISTE
SEANCE PLENIERE DU 14 et 15 Décembre 2009
Objet : Question d’actualité
Monsieur le Président,
Cher(e)s Collègues,
L’actualité montre la multiplication des attaques gouvernementales contre les acquis sociaux et notamment contre les services publics : la poste, la santé et aujourd’hui l’éducation.
Toutes ces attaques relèvent d’une même politique : réduire les budgets des services publics avec un mépris affiché pour les citoyens.
La mobilisation s’organise pour refuser ces mesures d’austérité qui réduisent de manière dramatique les budgets essentiels à la vie quotidienne et à la formation.
Pour la rentrée prochaine, le gouvernement prévoit encore la suppression de 16.000 postes d’enseignants.
Opérer des suppressions de postes dans la région sous prétexte que le taux d’encadrement des élèves serait supérieur à la moyenne.
C’est nier les besoins spécifiques de notre région plus particulièrement touchée par les problèmes sociaux et les difficultés scolaires.
Les conséquences de cette politique sont déjà dramatiques et le seront davantage encore avec la hausse continue des effectifs dans les classes, l’incapacité à développer un enseignement plus individualisé, la fin programmée de la scolarisation des enfants de 2 ans dans les écoles maternelles, les remplacements de professeurs non effectués…et plus globalement une accentuation des inégalités face au droit à l’éducation.
Ce Mardi, c’est une autre journée d’action qui est prévue plus spécifiquement sue la question fondamentale de la formation des professeurs.
Le gouvernement veut en effet supprimer la formation pédagogique des professeurs à l’IUFM par le recrutement d’enseignants qui prendront leur poste avec une préparation académique sous forme de master à l’université sans formation pédagogique et parfois même sans stage en situation scolaire.
Mais l’actualité ajoute une autre colère aux précédentes avec l’annonce de la suppression de l’histoire/ géographie en Terminale S.
Les syndicats enseignants et lycéens se mobilisent pour faire la lumière sur la réalité : le programme contemporain qui comprend des question fondamentales comme les transformation politiques et économiques du monde aux XIX et XXème (comme la notion l’identité nationale par exemple) sera traité en une année au lieu de deux.
C’est donc bien une menace contre la culture générale.
L’histoire géographie est aujourd’hui menacée et peut être la philo demain.
Rendre optionnelle l’histoire géographie plus précisément en Terminale Scientifique c’est réduire le citoyen à la seule notion d’utilitarisme et de marché du travail.
C’est refuser aux jeunes scientifiques l’ouverture d’esprit qui leur permettra d’affronter le monde avec intelligence et esprit critique.
Nous devons refuser cette atteinte fondamentale contre la formation des jeunes à la démocratie.
Le combat pour une éducation ouverte et citoyenne est un combat essentiel.
En tant qu’élus, nous apportons notre soutien a ceux qui luttent pour que les enfants des milieux défavorisés aient les mêmes chances de réussite à l’école et plus globalement pour que tous les jeunes aient droit à la culture générale qui leur permettra de devenir des citoyens responsables dans une société à visage humain.
Monsieur le Président,
Cher(e)s Collègues,
L’actualité montre la multiplication des attaques gouvernementales contre les acquis sociaux et notamment contre les services publics : la poste, la santé et aujourd’hui l’éducation.
Toutes ces attaques relèvent d’une même politique : réduire les budgets des services publics avec un mépris affiché pour les citoyens.
La mobilisation s’organise pour refuser ces mesures d’austérité qui réduisent de manière dramatique les budgets essentiels à la vie quotidienne et à la formation.
Pour la rentrée prochaine, le gouvernement prévoit encore la suppression de 16.000 postes d’enseignants.
Opérer des suppressions de postes dans la région sous prétexte que le taux d’encadrement des élèves serait supérieur à la moyenne.
C’est nier les besoins spécifiques de notre région plus particulièrement touchée par les problèmes sociaux et les difficultés scolaires.
Les conséquences de cette politique sont déjà dramatiques et le seront davantage encore avec la hausse continue des effectifs dans les classes, l’incapacité à développer un enseignement plus individualisé, la fin programmée de la scolarisation des enfants de 2 ans dans les écoles maternelles, les remplacements de professeurs non effectués…et plus globalement une accentuation des inégalités face au droit à l’éducation.
Ce Mardi, c’est une autre journée d’action qui est prévue plus spécifiquement sue la question fondamentale de la formation des professeurs.
Le gouvernement veut en effet supprimer la formation pédagogique des professeurs à l’IUFM par le recrutement d’enseignants qui prendront leur poste avec une préparation académique sous forme de master à l’université sans formation pédagogique et parfois même sans stage en situation scolaire.
Mais l’actualité ajoute une autre colère aux précédentes avec l’annonce de la suppression de l’histoire/ géographie en Terminale S.
Les syndicats enseignants et lycéens se mobilisent pour faire la lumière sur la réalité : le programme contemporain qui comprend des question fondamentales comme les transformation politiques et économiques du monde aux XIX et XXème (comme la notion l’identité nationale par exemple) sera traité en une année au lieu de deux.
C’est donc bien une menace contre la culture générale.
L’histoire géographie est aujourd’hui menacée et peut être la philo demain.
Rendre optionnelle l’histoire géographie plus précisément en Terminale Scientifique c’est réduire le citoyen à la seule notion d’utilitarisme et de marché du travail.
C’est refuser aux jeunes scientifiques l’ouverture d’esprit qui leur permettra d’affronter le monde avec intelligence et esprit critique.
Nous devons refuser cette atteinte fondamentale contre la formation des jeunes à la démocratie.
Le combat pour une éducation ouverte et citoyenne est un combat essentiel.
En tant qu’élus, nous apportons notre soutien a ceux qui luttent pour que les enfants des milieux défavorisés aient les mêmes chances de réussite à l’école et plus globalement pour que tous les jeunes aient droit à la culture générale qui leur permettra de devenir des citoyens responsables dans une société à visage humain.
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