Mardi 9 février 2010 a eu lieu un débat au Parlement Européen sur la situation des pays de la zone euro en difficulté. Voici son intervention :
"Il se dit beaucoup de choses intéressantes ici, mais je crois qu’il faut avoir le courage de remettre en cause les critères mêmes sur lesquels est fondée l’Union européenne aujourd’hui. Vous parlez de la situation en Grèce mais vous cachez qu’il y a un article dans le traité de Maastricht et dans le traité de Lisbonne qui interdit à l’Union européenne de porter secours à la Grèce.
Constatez l’échec des critères que vous mettez en œuvre pour construire l’Europe: vos dogmes de liberté totale de circulation des capitaux, de libre concurrence, mènent les Etats et l’Europe à la ruine.
Le fait d’avoir lâché la bride aux spéculateurs comme on l’a fait avec la liberté totale de circulation des capitaux, le fait de prôner la concurrence fiscale qui aboutit jusqu’à une fiscalité zéro sur le capital et les sociétés aboutit peu à peu à assécher les budgets nationaux.
Vous demandez aujourd’hui aux peuples, comme vous venez de le faire M. Almunia, de payer les pots cassés en pressant sur les salaires, en reculant l’âge de la retraite et en cassant les systèmes de sécurité sociale.
Il faut donc changer tous ces critères:
Remplacer le pacte de stabilité par un pacte de développement humain pour le travail, l’emploi, le financement d’infrastructure répondant au défi écologique.
Décider de modifier le rôle et les missions de la Banque Centrale Européenne pour que l’Euro devienne une monnaie commune solidaire au service des peuples et que la Banque Centrale européenne aide résolument les Etats contre les marchés financiers avec un nouveau système de crédit sélectif pour l’emploi, la formation, la protection de l’environnement.
Décider d’initiatives nouvelles contre la fraude fiscale, contre l’évasion des capitaux, et fermer les paradis fiscaux, comme cela avait été promis.
Et, enfin, il faut avoir le courage de taxer les mouvements de capitaux spéculatifs."


"Pour changer la donne à Gauche, il faut des élus qui aient le courage de dire qu'un autre monde est possible mais que pour cela il n'est plus possible de conserver le modèle économique actuel.
Aux Régionales, je veux dire aux électeurs indécis, déçus, désespérés par les crises à répétition, gardez l'espoir d'un autre monde. Non, tous les élus ne se ressemblent pas...sinon ils seraient rassemblés!
Avec mes amis du Front de Gauche élargi, avec les syndicalistes, avec de nombreux artistes mais aussi avec de nombreux citoyens, soyons porteurs, ensemble, d'un véritable projet régional alternatif notamment en matière de formation, d'économie et d'emploi.
Il y a urgence, ne ratons pas cette occasion d'expression démocratique.
" Bernard BAUDOUX