notre monde est en souffrance partout. La misère est grande et provoque des réactions violentes.
Je pense également à ces salariés qui ont menacé de faire sauter leur outil de travail pour être écoutés.
Je pense aussi aux élèves et aux communautés éducatives qui vivent des violences dans les établissements scolaires. La baisse drastique des effectifs d'enseignants ne permet guère d'espoirs. Cet énième débat sur la violence scolaire ne peut être limité à la seule dimension scolaire. Les premières violences sont évidemment sociales.
Je ne fais pas preuve d'angélisme : les voyous et les délinquants doivent être évidemment condamnés mais en leur donnant la perspective d'un véritable parcours de réinsertion. Quant aux élèves en voie de décrochage, la prévention est la seule réponse adaptée à condition qu'un projet porteur d'espoir soit contractualisé.
Dans toutes ces situations, Il y a vraiment besoin sur cette planète de replacer l'Homme au centre des préoccupations et d'engager un profond travail de réflexion collective pour une véritable démocratie partagée plutôt qu'une démocratie délégataire, pour un partage plus juste de la richesse.
En France, le bouclier fiscal qui coûte une fortune aux caisses de l'Etat devait faire rentrer les réfractaires au partage. Le solde des retours est négatif!!! - 502 foyers fiscaux toujours à l'étranger. Sans compter l'argent blanchi dans les paradis fiscaux y compris par nos grandes entreprises via des filiales nébuleuses...
L'augmentation du nombre d'abstentionnistes est donc une véritable question dont la Gauche doit s'emparer.
C'est l'espoir que je fonde avec le Front de Gauche.
Bernard BAUDOUX