Elles sont bien souvent en deça du seuil dit de pauvreté, évaluées aux alentours de 900 euros. Il n’est donc pas question d’accepter la violente attaque que prépare le pouvoir sarkozyste contre les systèmes de retraite.
Il le fait en utilisant la peur. Des projections estimant un déficit astronomique pour dans… un demi-siècle sont lancées dans les médias. Ceci n’a qu’un but. Affoler les gens. Faire peur. Créer un climat pour faire accepter les sales décisions du pouvoir qui n’a que pour seul objectif de protéger les puissants.
D’abord il est impossible de prévoir l’état de notre pays dans 40 ans. Il y a quarante ans, on n’avait pas prévu ce qui se passe aujourd’hui. Il y’a même deux ans, personne n’avait prévu l’ampleur de la crise actuelle.
D’autre part, il n’est pas vrai qu’il n’y a pas d’argent. Une autre politique pour l’emploi, l’amélioration des salaires, des revenus paysans, permettrait de faire rentrer beaucoup d’argent dans les caisses. Les dirigeants du pays refusent de mettre en débat une question essentielle, une question d’intérêt général : celui d’une juste répartition des richesses crée par le travail. Si une réforme est indispensable, c’est bien celle là. Le travail a sans cesse été pillé pour servir le capital, qui de surcroît a de plus en plus été exonéré d’impôt et de cotisations sociales.
Ainsi en cessant les exonérations de cotisations du grand patronat, il est possible de récupérer au moins 10 milliards d’euros pour les régimes de retraite. Si les cotisations pour les retraites touchaient des éléments para-salariaux comme certaines primes, on pourrait encore récupérer 10 milliards pour les régimes de retraite.
Si on mettait à contribution les revenus financiers des entreprises et des banques, au même niveau que les cotisations salariales, près de 25 milliards d’euros pourraient encore revenir aux régimes de retraite. Pour les agriculteurs, une petite contribution devrait être demandée aux secteurs d’amont et surtout d’aval qui profitent du travail paysan depuis des décennies pour aider à équilibrer les régimes de retraite.
L’argent pour la protection sociale et les retraites existe ! Seulement, il faut avoir le courage d’une réforme progressiste qui impulserait un nouveau partage des richesses au service du bien commun.
C’est la tâche de la gauche sociale et politique de mettre en échec les projets sarkozystes et de défendre une retraite à 60 ans avec l’amélioration des pensions des retraités. C’est aussi sa responsabilité de réclamer un grand débat public et contradictoire de telle sorte que chacun puisse se faire son opinion et agir en conséquence. C’est la voie de la démocratie.
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