douteux sont avérées, la justice doit se saisir de cette affaire. Les concernés doivent en tirer alors les conséquences.
Mais, vous aurez remarqué que la bagarre que mènent les parlementaires à l'Assemblée Nationale et au Sénat est relayée à une brève au mieux des journaux nationaux.
Pourtant, la réforme des collectivités territoriales est lourde de conséquence dans la vie quotidienne des Français.
Si les moyens de financement des collectivités sont asséchés, si les collectivités territoriales ne peuvent plus avoir la maîtrise de leurs recettes, si elles ne peuvent plus décider de compétences volontaristes, les conséquences seront terribles pour l'emploi de nos PME PMI, pour l'essor de nos communes et de notre agglomération.
Ce n'est pas un hasard si une partie des élus de droite ne votent pas la réforme en l'état : ce n'est pas une opposition de forme.
Le fond du problème réside bien dans la gouvernance du pays et des collectivités et de leur capacité d'intervention. Un appauvrissement conduira à recourir à des initiatives privées que seuls les citoyens aisés pourront se payer.
Le Service Public deviendrait ce qu'un ancien président du Parlement Européen a déclaré il y a des années : " la seule aide aux indigents et aux nécessiteux". Tout le reste relévera alors du secteur marchand.
Ce choix de société n'est pas expliqué, débattu. Les Français sont une nouvelle fois écartés de la prise de décisions.
Heureusement, les groupes de Gauche aux assemblées luttent à travers des amendements pour éviter le pire et Nicolas Sarkozy, pour rassurer le Nouveau Centre, se déclare prêt à des assouplissements.
Mais, au plein coeur de l'été, mes craintes sont fortes de voir cette réforme passer insidieusement.
Là encore, la majorité du peuple a besoin du Front de Gauche!
Bernard BAUDOUX