passer devant le Sénat.
L'UMP n'y a pas la majorité absolue et doit compter sur le soutien sans faille de l'Union Centriste (29 députés).
Les Français doivent plus que jamais faire connaître leur hostilité à une réforme qui s'applique à toutes et tous sans réelle distinction dans les parcours de travail.
D'autre part, la fameuse clause de pénibilité réduite à 10 % risque de ne pas être utilisable car dans la réforme un article prévoit un pouvoir accru de l'employeur sur la médecine du travail.
Enfin, il est bien étrange que des chefs d'entreprise est fait savoir qu'ils n'approuvaient pas la réforme car ils n'imaginaient pas pouvoir garder certains salariés à leur poste au-delà de 60 ans...
Oui, il faut trouver les moyens de financer nos retraites.
La première solution est de trouver la voie du plein emploi, pour abonder les caisses par les cotisations ouvrières et patronales. L'Allemagne a réussi à créer des emplois et à baisser son taux de chômage malgré la crise pendant qu'en France le taux de chômage repartait la plus importante de ces deux dernières décennies...
Il faut ensuite garder l'âge légal de la retraite à 60 ans tout en laissant la possibilité aux salariés qui le souhaitent de poursuivre leur activité (cas des personnes ayant encore des étudiants à charge par exemple).
Seul le capital et les transactions financières sont exonérées de cotisations. Pourquoi?
Un prélévement doit pouvoir être effectué pour abonder les caisses de retraite.
Enfin, il faut mettre fin aux plus-values accordées (stock options, prime de sortie) aux plus riches. Ce sont de vraies niches fiscales, celles-là!
Ensemble, amplifions nos actions revendicatives pour donner de la force à nos espérances.
Bernard BAUDOUX