Monsieur le Président, Cher(e)s Collègue(s),
Les Français, et parmi eux les Nordistes, se sont, une nouvelle fois, très fortement mobilisés ce jeudi 23 septembre, afin d'exprimer massivement leur refus de la réforme des retraites voulue par le Gouvernement.
Présent au rassemblement organisé à Valenciennes, j'ai d'ailleurs une nouvelle fois pu constater l'ampleur de ce refus et combien les familles sont de plus en plus révoltées. Le Gouvernement ne peut ignorer plus longtemps cette colère et doit, sans attendre, retirer son projet de loi inacceptable en l'état.
En compagnie de mes collègues et amis, je veux redire que des solutions existent pour maintenir une retraite à taux plein à 60 ans.
C’est le sens de la motion que nous avons déposée, motion qui reprend la proposition de loi récemment déposée par nos collègues du groupe parlementaire « Gauche Démocrate et Républicaine ».
Celle-ci repose sur trois piliers.
Tout d'abord, désintoxiquer notre économie de la finance en mettant à contribution les revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9%, ce qui représente 30 milliards de recettes supplémentaires.
Favoriser l’emploi et les salaires, ensuite, via une majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et la suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires, représentant 25 milliards de recettes.
Promouvoir la justice sociale, enfin, en supprimant le bouclier fiscal et en augmentant les contributions des revenus issus de l’intéressement, des bonus et stock-options.
Voilà, une alternative crédible et véritablement juste.
Mes Cher(e)s Collègues,
Nous sommes aujourd'hui à un moment clé de notre vie commune qui pourrait se résumer à cette question simple.
A l’heure où des plans de licenciements frappent des milliers de nos concitoyens de plus de 50 ans, et où les jeunes font face à un chômage massif, doit-on accepter ce recul contraire aux idées mêmes de progrès humain ?
Pour ce qui nous concerne, nous le refusons avec fermeté et faisons le choix, loin devant l'argent roi, de la justice, du bonheur et de la dignité.
En un mot, le choix de l'humain d'abord.