CONSEIL GENERAL DU NORD
GROUPE COMMUNISTE
SEANCE PLENIERE DU 27 SEPTEMBRE 2010
INTERVENTION DE SERGE VAN DER HOEVEN
QUESTION D’ACTUALITE
Monsieur le Président,
Mes Cher (e)s Collègues,
Bien que notre Département manifeste une volonté politique forte, à travers son action vis-à-vis des collégiens, nous ne pouvons que nous inquiéter des conditions catastrophiques qui marquent cette rentrée scolaire.
Les remplacements pour absence de courte durée ne pourront être assurés car, à force de suppression de postes, il n'y a aucun effectif en réserve
Les professeurs sont poussés à enseigner des disciplines pour lesquelles ils n’ont pas été formés
Les services académiques sont déjà au bord de la rupture par manque de personnel.
Les auxiliaires de vie scolaire qui accompagnent les enfants handicapés dans leur scolarité ont vu leur possibilité de contrats passer de 6 ans maximum à un an et demi, c'est la certitude de rupture dans l'accompagnement de ces enfants à la scolarité.
Par ailleurs, trois Inspecteurs Généraux de l'éducation nationale, à travers un rapport que le Ministre Chatel voulait garder secret et, où l'Académie de Lille est citée à plusieurs reprises, alertent sur je cite « le manque de crédits de fonctionnement [qui]... affecte insidieusement la qualité du service éducatif...et crée des occasions de plus en plus nombreuses de tensions, de conflits et de dysfonctionnements. »
Ce manque de moyens ne permet d'ailleurs plus de financer la nécessaire formation des nouveaux enseignants.
Dans ces conditions, je tiens à exprimer la plus vive inquiétude de notre groupe concernant nos jeunes concitoyens qui fréquentent nos collèges.
Notre inquiétude est amplifiée par la désinvolture inappropriée dont Madame le Recteur fait preuve en s'appuyant sur un seul chiffre pour nous persuader que tout va bien et que les moyens supplémentaires, tant humains que matériels, n'ont guère d'utilité.
Vous l'avez bien compris, Monsieur le Président, chers collègues, nous ne nous résignons pas à ce que l'État se désengage sur ces enjeux si sensibles pour nos concitoyens, car plutôt que l'éducation pour les meilleurs, nous voulons le meilleur pour l'éducation.
C’est pourquoi nous proposons notamment que 150.000 enseignants et 45.000 personnels recrutés comme fonctionnaire soient formés en 5 ans, que 7 % du PIB soient consacrés à l’Education de notre jeunesse et à la création d’un Fonds national d’action contre les inégalités.
Monsieur le Président, mes Chers Collègues, nous vous proposons de soutenir ces propositions.