De sorties en déclarations, Jean-Luc Mélenchon, que les sondages créditent de 5 à 6% des intentions de vote, a surinvesti l'espace médiatique. Au point d'agacer ses alliés communistes. Finie l'époque où le leader du Parti de gauche (PG) déclarait assumer son populisme. A la veille du congrès du PG, où seront présents tous les partenaires du Front de gauche, le sujet est à manier avec précaution, de l'aveu même de François Delapierre, délégué général du PG: «Quand ce sont les communistes qui nous reprochent notre 'populisme', on en discute, et on cherche à comprendre. Il ne faut pas qu'une partie des communistes ait l'impression qu'on les a privés d'un candidat».
Le PC a donc choisi de prendre l'exact contrepied de celui que l'on compare à Georges Marchais, avec la mise sur orbite récente d'André Chassaigne, le discret député du Puy-de-Dôme, à propos duquel Jean-Luc Mélenchon avait avoué n'avoir pas lu son livre. Manière de rappeler que c'est bien lui qui occupe le terrain médiatique. Collectif et terrain seront donc les deux mamelles de la candidature d'André Chassaigne, autodéclaré «candidat de l'esprit d'équipe pour le Front de gauche». «Sa pratique sur le terrain correspond à la dynamique que nous voulons développer», acquiesce Pierre Laurent. Pourtant le député communiste n'est pas le candidat officiel de son parti. Quant à lui-même, le secrétaire national du PC se contente de dire qu'il "veut construire un processus collectif."
Ingrid Gallou

Il se passe quelque chose en france pour que la presse parle enfin du Front de Gauche même si l'article appuie sur les personnes pour mieux en oublier le projet?