j'étais à Maubeuge aux côtés des manifestants pour défendre le Service Public d'Education.
Il semble acquis qu'il y aura quelques créations de poste dans nos collèges en raison de l'augmentation du nombre d'élèves (effet an 2000). Ce n'est que légitime.
Mais, je m'indigne des plus de 800 suppressions de postes annoncées pour notre Académie. Une fois encore le Nord paiera un lourd tribut!
Des établissements sont menacés de fermeture.
Rien n'est très précis. Le gouvernement a donné l'ordre d'attendre jusqu'après les élections cantonales pour informer les communautés éducatives, les syndicats, les élus.
Ce n'est pas digne du nécessaire dialogue social et républicain.
Nous mesurons une fois de plus les conséquences désastreuses de la mise en place de la RGPP.
Je me réjouis d'avoir vu de nombreux jeunes s'impliquer dignement dans la manifestation. Ils comprennent parfaitement les enjeux d'une formation pour tous permettant l'accès aux diplômes.
Notre Territoire souffre plus qu'ailleurs. Notre implication journalière d'élu vise à redonner de l'espérance à notre population par l'émergence de projets et donc de crétion d'emplois et de richesse.
Nous ne pouvons donc accepter que l'Etat se conduise en destructeur du Service Public (100 000 suppressions de postes ces dernières années).
Nous comprenons que la baisse démographique puisse entraîner des réductions d'emploi. Cependant, il ne s'agit plus de cette forme de gestion. Dogmatiquement, le Gouvernement a décidé de ne plus remplacer un départ à la retraite sur deux. Inévitablement, le nombre d'élèves par classe augmente. Mais, cela ne suffit pas. Alors, des filières disparaissent et comme cela ne suffit encore pas des établissements entiers pourraient fermer. C'est une logique purement comptable. Je m'insurge contre ces pratiques inhumaines. La souffrance et les besoins d'une partie importante des jeunes du territoire nécessitent un traitement particulier permettant aux enseignants de mettre en place de vrais parcours diversifiés, de mettre en place des projets pédagogiques alternatifs. Bref de replacer l'Humain au coeur des priorités.
Bernard BAUDOUX